Candidate fictive et réponses écrites pour l'exemple. Le sujet fait partie des sujets d'expression orale rapportés pour juillet 2026.
Le sujet
« Pour protéger la planète, faut-il acheter des aliments produits localement et selon les saisons ? Êtes-vous d'accord ? »
Tâche 3 : exprimer et défendre un point de vue, 4 min 30, sans préparation.
La première réponse de Ruth
Ruth a 30 ans, elle enseigne les mathématiques à Kinshasa. Elle a beaucoup lu sur l'environnement, et elle s'en est servie.
Ruth : Oui, je suis d'accord. Le réchauffement climatique est un grand problème pour l'humanité. Les avions et les camions polluent beaucoup. Il faut protéger la planète pour les générations futures. Tout le monde doit faire des efforts. C'est important pour l'environnement.
Examinateur : Mais les produits locaux sont parfois plus chers. Tout le monde peut-il se le permettre ?
Ruth : Euh... oui, c'est vrai, c'est plus cher. Mais il faut protéger la planète.
Ce qui ne va pas
- Des généralités au lieu d'arguments : chaque phrase pourrait répondre à n'importe quel sujet sur l'environnement. Rien ne parle des aliments, des saisons ou des marchés.
- Aucun exemple vécu, alors que Ruth fait ses courses toutes les semaines.
- Une objection non traitée : elle reconnaît le problème du prix, puis répète sa phrase de départ.
- Un vocabulaire qui tourne en rond : protéger la planète trois fois, important, problème.
Sa réponse après entraînement
Ruth : Je suis plutôt d'accord, mais je pense qu'il ne faut pas en faire une règle absolue.
D'abord, acheter local réduit le transport. Les fruits qui arrivent d'un autre continent ont voyagé en avion ou en bateau réfrigéré, ce qui consomme beaucoup d'énergie. Au marché de mon quartier, les légumes viennent des jardins autour de la ville : ils ont fait quelques kilomètres, pas des milliers.
Ensuite, respecter les saisons a du sens. Un fruit cueilli à maturité a plus de goût, et il n'a pas besoin de serres chauffées ou de longs stockages. Ma mère m'a appris à cuisiner avec ce que le marché propose au moment présent : c'est souvent moins cher, justement parce que c'est la saison.
Examinateur : Mais les produits locaux sont parfois plus chers. Tout le monde peut-il se le permettre ?
Ruth : C'est vrai pour certains produits, je le reconnais, surtout dans les grandes villes ou les magasins spécialisés. Pour une famille qui a un petit budget, on ne peut pas exiger de tout acheter local. C'est pourquoi je parle de tendance, pas d'obligation : acheter local quand c'est possible, en commençant par les produits de saison, qui sont les plus abordables.
Examinateur : Et le café, le chocolat, que l'on ne produit pas partout ?
Ruth : Justement, c'est la limite de l'idée. Personne ne va renoncer au café ! L'important est de réserver les produits lointains à ce qu'on ne peut pas trouver près de chez soi, plutôt que d'importer des tomates en plein hiver. En résumé, je suis d'accord avec le principe, à condition qu'il reste réaliste.
Pourquoi elle fonctionne
- Une position nuancée dès la première phrase : d'accord, mais pas comme une règle absolue.
- Des arguments propres au sujet : le transport des aliments, la maturité des fruits, les serres, le stockage.
- Des exemples personnels : le marché du quartier, les habitudes de sa mère.
- Les objections intégrées : le prix devient un argument pour les produits de saison ; le café montre la limite de l'idée.
- Un vocabulaire précis : cueilli à maturité, abordable, réfrigéré, importer.
Ce qu'il faut retenir
Les sujets d'environnement attirent les phrases toutes faites. Pour vous en protéger, posez-vous une question avant de parler : qu'est-ce que ce sujet change dans ma vie de tous les jours ? Les réponses à cette question font les meilleurs exemples.
Ne retenez pas ce texte mot pour mot : reprenez sa structure avec vos propres exemples. La méthode est détaillée dans le cours Expression orale.