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Méthode

"La copie de Koffi : une tâche 3 corrigée, version après version"

Le même texte argumentatif réécrit trois fois. Ce qui change entre une copie moyenne et une copie solide, expliqué ligne par ligne.

Publié le 20/10/2026

Personnage fictif et copies écrites pour l'exemple. Ce n'est pas une copie d'examen réelle.

Koffi prépare le TCF Canada depuis Lomé. Le sujet de sa tâche 3 : « Faut-il interdire les téléphones portables à l'école ? ». Le premier document défend l'interdiction pour protéger l'attention des élèves. Le second estime que le téléphone peut servir à apprendre. Voici comment sa copie a évolué.

Première version : l'avis seul

Je pense que les téléphones doivent être interdits à l'école. Les élèves regardent leur téléphone tout le temps et ils ne travaillent pas. Moi quand j'étais au lycée on n'avait pas de téléphone et on travaillait bien. Donc il faut interdire.

Ce qui ne va pas :

  • Pas de titre. Le correcteur attend un titre aux tâches 2 et 3.
  • Un seul point de vue. La consigne demande de présenter les deux documents avant de donner son avis. Ici, le second document est ignoré.
  • Trop court : une quarantaine de mots, loin des 120 attendus.
  • Une langue orale : « Moi quand j'étais », « tout le temps ».

Deuxième version : la structure, mais du recopiage

Le téléphone à l'école

Le premier document dit que les téléphones portables nuisent à l'attention des élèves et qu'il faut les interdire. Le deuxième document dit que le téléphone peut être un outil pour apprendre. Je pense qu'il faut les interdire car les élèves sont distraits.

Ce qui progresse : un titre, les deux positions, un avis.

Ce qui ne va pas encore :

  • Des phrases reprises des documents presque mot pour mot. Le correcteur ne peut pas évaluer la langue de Koffi.
  • « Dit que » répété : le vocabulaire est pauvre.
  • Un avis sans exemple : « les élèves sont distraits » reste une affirmation.

Troisième version : une copie solide

Téléphones à l'école : interdire ou encadrer ?

Faut-il bannir les téléphones des salles de classe ? La question divise. Selon le premier texte, ces appareils dispersent l'attention des élèves et nuisent à leurs résultats. À l'inverse, le second y voit un outil précieux, capable de donner accès à des dictionnaires ou à des exercices en ligne.

Pour ma part, je suis favorable à une interdiction pendant les cours, mais pas à une interdiction totale. En effet, la concentration demande un environnement calme : quand mon neveu révise avec son téléphone à côté de lui, il s'interrompt à chaque notification et met deux fois plus de temps à terminer ses exercices. En revanche, un usage encadré par l'enseignant, pour une recherche précise ou une application de langue, peut rendre un cours plus vivant.

C'est pourquoi il me semble plus juste d'encadrer que d'interdire complètement : apprendre aux élèves à se servir de cet outil fait aussi partie de leur éducation.

Pourquoi elle fonctionne :

  • Un titre-question qui pose l'enjeu.
  • Les deux positions reformulées : « dispersent l'attention », « y voit un outil précieux ».
  • Une position nuancée mais claire, annoncée dès la première phrase du paragraphe.
  • Un exemple concret tiré de la vie de Koffi.
  • Des connecteurs variés : selon, à l'inverse, pour ma part, en effet, en revanche, c'est pourquoi.
  • Environ 150 mots, dans la fourchette de 120 à 180.

Ce que l'on peut retenir

Entre la première et la troisième version, Koffi n'a pas appris de mots rares. Il a appliqué une méthode : un titre, les deux positions avec ses mots, un avis justifié par un exemple, une conclusion. C'est elle qui fait passer une copie de moyenne à solide.

La méthode complète est dans le cours Expression écrite, tâche 3 : le texte argumentatif pas à pas.

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